résister à une grosse fringale

Faut-il absolument résister à une grosse fringale ?

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Il arrive parfois qu’une grosse fringale s’empare de nous, à tel point qu’il ne soit plus possible de se concentrer sur autre chose. Tiraillés par la faim, nous tentons de résister jusqu’au prochain repas sans vider les placards. Mais devons-nous toujours résister à une grosse fringale ?

Notre corps peut-il s’adapter à une grosse fringale ?

C’est la question que nous nous posons tous avant un gros craquage : va-t-on le regretter ? Va-t-on voir les chiffres sur la balance augmenter considérablement avec un seul écart ? Une étude publiée dans l’American Journal of Physiology s’est penchée sur le sujet et a comparé l’impact d’une suralimentation sur 5 et sur 28 jours. Bonne nouvelle : une suralimentation hebdomadaire sur un seul repas n’a pas d’effet significatif sur le poids quand une suralimentation de 5 jours contribue à une prise de poids moyenne de 0.4 kilo. Quant à un apport calorique excessif d’une durée de 28 jours, la prise de poids est bel et bien présente (en moyenne 1.6 kilo), tout comme la prise de masse grasse.

Quid d’une prise alimentaire maximale ?

Une autre étude, publiée dans le British Journal of Nutrition, a souhaité mesurer l’impact d’une alimentation dite maximale sur le métabolisme. Autrement dit les participants à ladite étude, menée par l’Université de Bath, devaient manger jusqu’à n’en plus pouvoir. Pourquoi mener une telle étude ? James Betts, qui a supervisé la recherche, l’explique : « Nous savons que les gens mangent souvent plus que leurs besoins, ce qui explique pourquoi nous sommes si nombreux à avoir du mal à maîtriser notre poids. C’est donc surprenant qu’aucune étude précédente n’ait mesuré la capacité d’ingestion maximale pour comprendre la réaction du corps ». Une étude somme toute loufoque durant laquelle les participants ont été invités à manger le plus possible de parts de pizza. Ils ont consommé en moyenne deux fois plus de pizza qu’en condition normale pour un apport calorique moyen de 3000 calories. Or, les analyses sanguines n’ont pas révélé d’anomalie, signe que l’organisme était parvenu à gérer cet épisode alimentaire maximal. En effet, leur taux de sucre dans le sang n’était guère plus élevé qu’en temps normal et le taux de lipides très légèrement supérieur. Un bémol néanmoins : une fatigue plus conséquente 4 heures après l’épisode alimentaire maximal.

Tout est une question de modération !

L’équipe de l’Université de Bath rassure en quelque sorte le commun des mortels, qui ne sait résister de temps en temps à un repas gargantuesque. En effet, l’équipe souligne que « si une personne en bonne santé fait un excès de manière occasionnelle, il n’y a pas d’effet immédiat et négatif sur le métabolisme. » Il est donc possible de s’accorder un gros plaisir de temps en temps, sans que cela ne devienne une habitude. Car trop de calories chaque jour sur plusieurs jours favorise inéluctablement la prise de poids. Donc oui à une grosse fringale, mais avec modération !

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Sources :
American Journal of Physiology
British Journal of Nutrition
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