La consommation d’aliments ultra-transformés corrélée au risque de diabète de type 2

Aliments ultra-transformés et diabète de type 2

Une nouvelle étude issue de la cohorte française Nutri-Net-Santé a récemment souligné une corrélation entre aliments ultra-transformés et diabète de type 2. Et ce n’est pas la première fois que les aliments ultra-transformés sont pointés du doigt…

Aliments ultra-transformés et diabète de type 2 : ce que dit l’étude

Depuis plusieurs années, les aliments ultra-transformés (AUT) sont au cœur de nombreuses études afin de déterminer les possibles risques liés à leur consommation. La dernière en date, publiée dans Jama Internal Medicine s’appuie sur les données des 104 707 personnes de la cohorte française NutriNet-Santé. Selon cette étude, pour chaque hausse de 10% de la part des AUT dans l’alimentation le risque de développer un diabète de type 2 augmente de 15%. Des chiffres que les auteurs considèrent comme « significatifs », après prise en compte de différents facteurs comme les variations de poids, la qualité globale de l’alimentation, les comorbidités associées…

Attention néanmoins ! L’étude fait mention d’une corrélation et non d’une causalité : il s’agit d’une étude observationnelle. La consommation d’AUT n’est pas la seule responsable du diabète de type 2. Elle semble néanmoins y contribuer, tout comme le surpoids, l’activité physique, le mode de vie… Mais cette association entre AUT et risque de diabète nécessite d’être creusée. Les auteurs deladite étude soulignent d’ailleurs que « même si ces résultats doivent être confirmés avec d’autres populations et d’autres paramètres, ils fournissent la preuve de la nécessité des messages de santé publique qui recommandent de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés. »

Aliments ultra-transformés : de quoi parle-t-on exactement ?

On parle d’aliments ultra-transformés (ultraprocessedfood) dans la classification NOVA. Elle distingue, selon le degré de transformation, les aliments frais, les aliments culinaires transformés, les aliments transformés et les aliments ultra-transformés. Ces derniers sont obtenus par transformation, par exemple l’hydrogénation, le chauffage à haute température, le prétraitement par friture… Ils sont généralement vendus prêts à consommer, très agréables en goût et peu onéreux.

Les AUT contiennent au moins 5 ingrédients non présents en cuisine traditionnelle : additifs alimentaires, protéines hydrolysées, amidons modifiés, huiles hydrogénées… Qui accuse-t-on ? Plats préparés, confiseries, céréales du petit-déjeuner, nuggets, biscuits apéritif, steaks vétégaux, jambon…

Quand les accusations à l’égard des aliments ultra-transformés s’accumulent…

Les reproches à l’encontre des AUT sont nombreux :
faible qualité nutritionnelle : les AUT sont ont une forte teneur en calories, en graisse, en sucre, en sel et contiennent peu de vitamines et minéraux ;
présence d’additifs alimentaires : sulfites, glutamates… les additifs entrent très fréquemment dans la composition des AUT ;
formation de nouveaux composés : lors des procédés de transformation du produit transformé (la cuisson-extrusion favorise la formation d’acrylamide) ;
– conservation longue favorisant la migration de particules du contenant vers le produit (bisphénol A).

Les études soulignant des corrélations à ne pas négliger sont déjà nombreuses : risque d’obésité, risque cardiovasculaire, risque de cancer, risque de mortalité toutes causes confondues… Et maintenant risque de développer un diabète de type 2. Prudence est donc de mise !

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Sources :
Jama Network
Inserm