L’alcool, ennemi n° 1 du régime ?

Nous sommes nombreux à nous demander si l’alcool fait grossir. Question presque rhétorique car oui, l’alcool fait grossir ! Si vous mangez plutôt équilibré mais que vous ne vous limitez pas sur l’apéro, vous voyez les kilos s’accumuler… et ce n’est pas pour rien ! Mais savez-vous pourquoi ?

Ce n’est pas une légende, l’alcool fait grossir

Les coupables ? Les calories ! L’éthanol d’un verre de vin ou d’un verre de bière contient 7 calories par gramme d’alcool pur. C’est bien plus que le sucre (4 calories par gramme) mais moins que les lipides (9 calories par gramme). Bon à savoir : dans un verre de vin classique (12 cl), il y a 10 grammes d’alcool, ce qui représente 70 calories. Quid du demi de blonde ? 25 centilitres de bière classique valent en moyenne 110 calories. Mais ce n’est pas tout : en plus des calories de l’alcool, il faut penser aux hydrates de carbone (des glucides) qui augmentent le total de calories. Exemple d’une vodka-coca de 15 cl : 122 calories (en même temps, qui boit de la vodka-coca ?). Le champion toutes catégories confondues est le whisky : 380 calories.

Faire le plein de calories vides

Repensez à votre dernier passage au bar et à vos 2 pintes suivies de 4 verres de vin avec votre vieille copine : 720 calories ni vu ni connu (et encore plus si vous avez partagé une planche) ! Ce n’est peut-être pas pour rien que les calories de l’alcool sont considérées comme des calories vides. Ces calories n’apportent en effet aucun nutriment indispensable à la santé alors qu’elles contribuent à accroître les apports énergétiques. On estime d’ailleurs qu’une dose d’alcool conséquente et régulière augmente les apports caloriques de 20 à 30%.

L’alcool favorise aussi le stockage des graisses

L’alcool ne nous veut décidément pas du bien : en plus de faire exploser le compteur calorique, il favorise également le stockage des graisses et l’accumulation de tissu adipeux. Lors du processus de métabolisation, le foie va éliminer en priorité l’éthanol car toxique pour lui. Or, l’éthanol va être métabolisé en partie en acides gras qui vont former des dépôts graisseux . Là encore, ce n’est pas tout : En se focalisant sur la métabolisation de l’éthanol, les graisses et autres macronutriments sont en quelque sorte délaissés. La combustion des graisses ralentit et ces dernières finissent par être stockées. Encore du stockage ! Où s’accumule le tissu adipeux ? L’abdomen et le foie !

Et il altère en plus la sensation de satiété

Un dernier argument en défaveur de l’alcool ? Il nous fait manger plus, bien plus. L’alcool ouvrirait en effet l’appétit malgré un apport calorique qui serait supposé l’atténuer. Et l’alcool retarde également le sentiment de satiété, si bien que nous pouvons avaler des chips et de la charcuterie plus que de raison avant même de ressentir une pointe de satiété. Au niveau hormonal, la consommation d’alcool aurait un impact sur l’hypothalamus et sur la production d’hormones liées à la régulation de l’appétit. Concrètement, il vaut mieux manger un repas consistant avant l’apéro, ou faire une collation tardive pour éviter de se jeter sur les chips.

Pour une consommation raisonnée d’alcool

L’apéro et l’alcool font partie de ces petits plaisirs simples de la vie que l’on aime partager. Vous appréciez ces moments ? N’y renoncez pas mais buvez avec parcimonie. Savourez votre verre, reposez-le, commencez par une citronnade… Le plus important est de maîtriser votre consommation. Vous pouvez aussi suivre le conseil de la rédaction : compter les calories de votre apéro (vous verrez, ça calme !). Sachez que Santé publique France recommande de ne pas consommer plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour. Il est également recommandé de s’accorder des jours sans alcool chaque semaine. Cela laisse quand même l’occasion d’en profiter !

Sur le même sujet :
Nos astuces pour un apéritif dînatoire équilibré
Prise de poids en été : comment l’éviter ?